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 Abîm ..ée Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Abîm ..ée

 

Amour de soi n'a pas.

S'est  abandonnée elle aussi.

Personne, il n'y a personne !

Seule en face de son néant !

On lui dit qu'elle est grande

Et belle ……..

 

Dans le miroir

Elle ne voit que tristesse

Et regard apeuré

Ca crie au secours

Tout au fond des prunelles.

Adieu Mire à Belle.

 

Comment  rassurer

Cette fille aux yeux verts ?

Plus de larmes !

Il y en eut tellement

Oh tellement

Dans les temps d'avant

 

Qui ont fait des rigoles

Sur le visage !

Pluie des yeux incomprise

Peine enfouie

Dans la cave son âme

Dans les entrailles de sa terre.

 

Ca crie au secours

Tout au fond des prunelles !

Adieu Mire à Belle

 

texte de Chantal  2006

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 23-12-2006 à 10h43

 Appel d’Ombre Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Appel d'Ombre

 

Des entrailles brunes de la terre

Je les vois qui émergent l'un après l'autre

Nus à la peau blême, les épaules voûtées,

Enfoncés, deux ronds noirs pour tout regard.

 

En étrange cortège gesticulant

Ils avancent en aveugles

D'une démarche titubante

Sur le désert de leur terre.

 

Ils me font signe de leurs bras appelants

Ils se rapprochent

En gémissements d'outre-tombe.

Apeurée, je les regarde cependant.

 

En fin de cortège, il en est un

A la haute stature de noire couleur

Berger de cet étrange troupeau

Un sceptre d'or à la main

 

Geignements se font paroles

Aime-moi, aime-moi

Me disent ces revenants

Encerclement, oppression…

 

Monsieur mon passé

Voulez-vous entrer ?

C'est la ruée dans mon inspir

Horreur terribillissime !

 

Seul et immense devant moi

Le noir berger, de son bâton de pouvoir

Pointé sur mon cœur affolé

Me transperce la poitrine

 

Mon cri déchire l'éther

Le cœur béant d'où jaillit lumière de feu

Je dis : Oui

Je vous aime, je m'aime en vous

 

Sanctus, sanctus

Sanglots à genoux

Expir venu des profondeurs :

Ma bénédiction de lumière

 

Magnificat anima mea

Le puzzle a intégré la pièce manquante

Vide vertigineux dans le soleil du corps

Repos de la guerrière de lumière.

 

texte de Chantal 2006

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 23-12-2006 à 10h53

 Ce n’était pas l’heure Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Ce n'était pas l'heure

  

Sa souffrance est au-delà de la souffrance

Elle lui vrille le cœur et le corps

Depuis de longues semaines

Autant de jours d'agonie

Qui n'en finiraient pas

Elle ne crie plus

Elle ne pleure plus

Elle ne se confie plus

Elle n'attend plus rien de personne

Ni d'elle-même

Quelle autre solution si ce n'est partir

Pour l'autre côté du voile ?

Un soir elle saute le pas

Prépare minutieusement son départ

Avec calme et détermination

Elle ne veut déranger personne

Juste partir en beauté

En élégance

Jamais elle n'aurait cru

Que ce soit si long de perdre son sang

A en mourir

Elle sanglote

Peur panique

Seule …  Seule …

La mort ne veut pas d'elle

Qu'est ce qui n'a pas marché ?

Alors elle appelle …

Les secours viennent

Hôpital... Elle est sauvée…

Son corps est sauf

Mais tout le reste est saccagé

Elle décide de faire une pause

Dans sa décision de partir

…………………………

Elle recommencera plus tard

Dit-elle

Et décide de ne pas se rater

…………………………

Curieusement elle se sent

Plus paisible depuis cette fameuse nuit

Zen ! dit-elle avec étonnement

Qu'a-t-elle découvert ?

Quel mystère se révèle ?

Alors qu'elle se racontait,

Cette phrase d'un inconnu

Est venue comme un cadeau

Que je lui ai offert :

 

« Faire d'un mur une porte.

Ca ne va pas sans coup ni blessure.

Et  une fois qu'on a la porte

Faut-il encore trouver la clé. »

 

Puisses-tu trouver la clé

Chère petite fleur

 

texte de Chantal 21 octobre 2006

 

 

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 23-12-2006 à 11h34

 Comme un voilier part dans la lumière du matin Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Comme un voilier part dans la lumière du matin

Je suis debout au bord de la plage.

Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.

Il est la beauté, il est la vie.

Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.

Quelqu'un à mon côté dit :

"Il est parti !"

Parti ? Vers où ?

Parti de mon regard, c'est tout...

Son mât est toujours aussi haut,

Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.

Sa disparition totale de ma vue est en moi,

Pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "Il est parti !",

Il en est d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,

S'exclament avec joie :

"Le voilà !"...

C'est cela la mort.

William Blake

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 23-12-2006 à 12h12

 Quai de gare ... un été Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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 Quai de gare ... un été

 

Un sourire sur les lèvres, une légère inquiétude dans le regard,

En silence, elle m'entoure de ses bras ;

Elle permet aux miens de l'enlacer …

Qui pourra jamais dire ma joie de la sentir, si menue, blottie contre moi ?

Toute chamboulée, je pleure doucement contre son cou.

 

Sur ce quai de gare,

Dans le ballet des voyageurs chargés de leurs bagages,

Le temps est suspendu.

Un miracle s'accomplit :

Après une longue errance, une mère et sa fille se trouvent ….

 

Moment de grâce infinie !

Immense douceur du pardon offert et accueilli

Dans la simplicité de cet élan de tendresse !

Ma fille, en cet instant hors du temps,

Me fait mère pour la première fois !

 

Éblouissement d'une maternité enfin reconnue

Gratitude émerveillée

Émotion ineffable d'un cœur ouvert, toute peur disparue

La vie revient

L'amour avait gagné

 

texte de Chantal 2003

  Lire les 3 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 23-12-2006 à 21h57


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  Blog créé le 23-12-2006 à 09h09 | Mis à jour le 12-09-2008 à 15h02 | Note : 8.25/10